Sagnol: Fini la saison!

Sagnol: Fini la saison!
Blessé au genou droit face au Milan AC, Willy Sagnol (Bayern Munich) va se faire opérer jeudi soir et sera absent durant les quatre prochains mois. Sa saison est donc d'ores et déjà terminée. Un coup dur pour le Bayern Munich, toujours en course pour remporter la Ligue des Champions, et les Bleus...

Décidément, la saison post-Coupe du monde est difficile à digérer pour les cadres de l'équipe de France. Après Thierry Henry (Arsenal), qui a prématurément mis fin à sa saison en raison de pépins physiques en tout genre, c'est au tour de Willy Sagnol de jeter l'éponge à deux mois du terme de l'exercice 2006/2007. Capitaine du Bayern Munich mardi soir au stade Giuseppe-Meazza, l'arrière latéral s'est blessé au ménisque du genou droit et a dû laisser sa place à Cristian Lell à l'orée des vingt dernières minutes de la partie.

Si le Ba
yern Munich s'en est bien sorti en ramenant de Lombardie un nul honorable (2-2), le club de Franz Beckenbauer a perdu l'un de ses piliers puisque Willy Sagnol ne remettra plus les pieds sur un terrain de football avant le terme de la saison. Le trentenaire doit se faire opérer dès ce soir à Augsbourg et ne pourra plus, selon le porte-parole du club aux quatre victoires en Ligue des Champions, rejouer avant quatre mois. Touché aux cartilages, il ne reviendra donc pas avant juillet, en pleine intersaison.

P
our le Bayern Munich, le coup est dur. Alors que le Championnat d'Allemagne est - sauf miracle - d'ores et déjà perdu, la Ligue des Champions reste un objectif largement accessible. Sans Willy Sagnol, cela devient plus difficile. Le raisonnement est le même pour l'équipe de France et Raymond Domenech. Le 2 et le 6 juin prochains, les Bleus affrontent l'Ukraine et la Géorgie lors des éliminatoires de l'Euro 2008. Les rendez-vous sont capitaux pour l'avenir proche des Bleus. Et Willy Sagnol n'aurait pas été de trop. Il faudra faire sans.

LES "MAUX BLEUS" :

- Saison terminée :

Wil
ly Sagnol : L'arrière droit, touché au genou droit lors du quart de finale aller de la Ligue des champions du Bayern Munich contre l'AC Milan mardi (2-2), doit être opéré jeudi soir à Augsbourg. Sa période d'indisponibilité est évaluée à quatre mois, ce qui l'empêchera de disputer les matches qualificatifs à l'Euro 2008 face à l'Ukraine et la Géorgie en juin.

Thi
erry Henry : entré en fin de match contre le PSV Eindhoven en 8e de finale retour de la C1, Henry s'est bles aux adducteurs et à la paroi abdominale. "Il manquera la fin de la saison, aussi bien en championnat que pour les matches internationaux", avait précisé son entraîneur Arsène Wenger.

- Inc
ertitude :

Pat
rick Vieira : le capitaine des Bleus s'était blessé à la cuisse et au genou droits (lésion myotendineuse) au cours d'une séance d'entraînement, le 20 février, à la veille du 8e de finale aller de Ligue des Champions de l'Inter Milan contre Valence (2-2). Sa période d'indisponibilité était initialement évaluée à "au moins deux semaines" par son club. "Je vais passer une IRM le 16 avril pour connaître l'état de la cicatrisation ", a annoncé dans L'Equipe de mercredi le milieu défensif qui a fait de sa participation à la finale de la Coupe d'Italie (9 et 17 mai face à l'AS Rome) et aux deux matches des Bleus ses objectifs de fin de saison.

-
Sur la bonne voie :

Fr
anck Ribéry : blessé au métatarse du pied droit, le Marseillais a repris la course fin mars et l'entraînement individuel cette semaine. Son entraîneur Albert Emon espère pouvoir l'intégrer au groupe pour affronter Lille dimanche soir pour la 31e journée de L1. Ribéry avait déjà été écarté terrains cette saison de mi-novembre à début janvier à la suite d'une pubalgie.

Lou
is Saha : l'attaquant de Manchester United a disputé 13 minutes de jeu contre l'AS Rome mercredi en quarts de finale aller de la C1 (2-1 pour la Roma) après avoir été indisponible pendant cinq semaines en raison d'une blessure à une cuisse.

# Posté le samedi 14 avril 2007 14:51

Les Bleus ont de l'avenir

Les Bleus ont de l'avenir
Rajeunie, la France s'est imposée face à l'Autriche (1-0). A l'image de Samir Nasri et Karim Benzema, la nouvelle vague a séduit le Stade de France. Nicolas Anelka a lui aussi livré un grand match. Seul regret : les troupes de Raymond Domenech n'ont une nouvelle fois pas su inscrire plus d'un but.

FRANCE - AUTRICHE : 1-0

But: Benzema (53e)

Nasri, D
iaby, Diarra, Mavuba, Benzema. Il faudra désormais s'habituer à voir ces noms couchés de plus en plus souvent sur les feuilles du match du sélectionneur national. Si Diaby et Diarra, deux pensionnaires de la Premiership ont pu jouer le dernier match de qualification pour l'Euro 2008, samedi à Vilnius, il en a été autrement pour le Marseillais, le Bordelais et le Lyonnais. Le match amical de ce soir était donc une bonne occasion de tester quelques joueurs dans une opposition de style contre l'Autriche, co-organisateur du prochain Championnat d'Europe des Nations.

Le trident du mi
lieu de terrain aligné par le coach national se montrait d'emblée assez intéressant même si, par exemple, le "nouveau Makelele" perdait un peu trop vite la balle. Devant, Nasri faisait face à son statut de successeur de Zidane en tant que nouveau numéro 10 des Bleus et orientait très justement le jeu. C'est pourtant Diaby qui se montrait le premier dangereux après un exploit d'Anelka (7e), le joueur de Bolton créant de nombreux décalages grâce à sa technique. Escudé, plus en vue sur son côté gauche, se distinguait sur corner (14e) avant que Nasri ne manque d'ouvrir la marque sur un joli une-deux avec Clerc (19e). Le retourné du Marseillais passait à côté du but du portier autrichien.

Les coéq
uipiers de Stranzl sortaient peu de leur camp, sauf sur ce contre conclu sans succès par Ibertsberger. Ce fut d'ailleurs la seule incursion dangereuse de la partie côté adverse. La relation Nasri-Clerc-Anelka sur le couloir droit était très fructueuse, ce qui n'était pas le cas avec Cissé. L'Olympien très isolé en pointe ne se montrait dangereux que sur une frappe dans la surface (23e). Au contraire, il se montrait parfois coupable d'annihiler des offensives lorsque les espaces se libéraient en perdant le ballon ou en ratant ses contrôles. Pour sa part, Diarra n'hésitait pas à percer dans l'axe pour frapper au but à distance (31e, 35e).

Be
nzema à point nommé

A la mi-temps, Ra
ymond Domenech procédait à trois changements; Thuram, Cissé et Mexès cédaient leur place à Gallas, Benzema et Abidal. Le jeune Lyonnais ne se faisait pas prier pour marquer les esprits en ouvrant la marque après un coup-franc malicieusement joué par Nasri, à la limite de la surface. Huit minutes de jeu pour Benzema et déjà un but pour l'ex-partenaire du Marseillais en espoir. Leur entente serait sûrement amenée à faire encore mouche dans les années à venir. Homme du match et buteur en Lituanie, Anelka se mettait de nouveau en évidence grâce à sa capacité d'accélération (63e).

Malgré tout, le rythme de
la rencontre baissait en intensité et les Bleus se montraient moins à leur avantage. Nasri (64e) puis son remplaçant Malouda (76e) tentaient leur chance de loin sans trouver le cadre. Pour son premier match en bleu, Piquionne mettait du coeur à l'ouvrage et ratait même le 2-0 sur une tête piquée, suite à un corner (90e). Longtemps critiqué pour son manque d'audace à aligner de nouvelles têtes, Domenech a sans doute, au final, récolté quelques informations intéressantes au près de ses chères têtes blondes. Après avoir percé et acquis un certain statut dans leurs clubs respectifs, ces dernières ont à présent une nouvelle responsabilité, celle d'écrire de nouvelles pages dans l'histoire de l'équipe de France.

LA DECLA : Ray
mond Domenech

"Déjà c'est un match
gagné. Mais, ça allait vite, ça jouait à une touche de balle, j'étais serein. L'équipe était très rajeunie. Et avec trois milieux défensifs on a eu de belles constructions offensives. Comme quoi, on peut jouer offensif avec trois milieux défensifs. Trois joueurs ont fêté leur première sélection: c'est l'objectif des matches amicaux, donner cette chance aux joueurs. Ca ne me dérange pas de prendre des risques, sinon il n'y a jamais de renouvellement. Là, il y a des joueurs qui pointent le bout de leur nez, qui étoffent le groupe. Je n'avais pas fait tester de jeunes contre l'Argentine (dernier match amical des Bleus) car cela faisait longtemps qu'on ne s'était pas retrouvés et il fallait préparer la Lituanie. Là, dans le match d'aujourd'hui, on a vu qu'il y a des joueurs qui sont prêts, qui piaffent. On doit leur bonne intégration à leur talent et aux cadres".

# Posté le samedi 31 mars 2007 12:58

Modifié le vendredi 14 septembre 2007 08:04

Changement de plans

Changement de plans
Selon toute vraisemblance, Raymond Domenech devrait lancer Samir Nasri dans le grand bain contre l'Autriche mercredi. Le Marseillais connaîtrait sa première cape. Le technicien des Bleus, qui pourrait refaire confiance à Diarra et Diaby, devrait faire appel à Philippe Mexès en défense centrale.

Quat
re jours après la victoire déterminante en Lituanie, Raymond Domenech a décidé de faire une petite révolution au sein de l'équipe de France. Face à l'Autriche, le sélectionneur des Bleus, qui a avoué penser au Mondial 2010 ("Pour ces jeunes joueurs, c'est 2010 qui se joue", a-t-il expliqué) , devrait lancer ou relancer dans le grand bain certains de ses protégés. Bien sûr, il ne va pas battre son record de son premier match à la tête des Tricolores. Ce ne sont pas cinq joueurs qui vont porter le maillot bleu pour la première fois. Mais avec une composition inédite, il devrait surprendre et tenter un petit pari avec une équipe très jeune.

La grande nouveauté devrait être la titularisation de Samir Nasri. Laissé sur le banc contre la Lituanie après le but de Nicolas Anelka, le "Minot" va enfiler la tunique bleue pour la première fois de sa carrière. Dans un 4-3-1-2 inédit qui rappelle le système d'Aimé Jacquet, il serait placé dans sa position favorite derrière deux attaquants et prendrait les rênes de la direction du jeu. A la Zidane... Il devra fournir en ballon Nicolas Anelka et... son coéquipier de Marseille Djibril Cissé. Ce dernier se voit offrir un petit coup de pouce de la part de Domenech. Car l'attaquant peroxydé de l'OM est un peu dans le doute avec son club depuis quelques semaines...

Mex
ès première

Derr
re ce trio offensif, le milieu de terrain prendrait un sérieux coup de jeune. En reconduisant Lassana Diarra et en l'associant à Rio Mavuba mais également à Abou Diaby, Domenech devrait faire le choix de la jeunesse. Avec 21 ans de moyenne d'âge, ce trio va devoir montrer l'étendue de son potentiel pour faire oublier Claude Makelele, pour une fois laissé au repos. Mais en termes d'innovation, la défense n'est pas en reste. Loin de là !

Car l'
arrière garde tricolore a été fortement remaniée. L'ancien patron des Espoirs, qui n'aime pas beaucoup toucher à son carré magique de la défense (Sagnol, Gallas, Thuram, Abidal), pourrait surprendre. Et seul Lilian Thuram devrait étre conservé. Le Barcelonais aurait "la chance" de débuter aux côtés de Philippe Mexès. Un joueur qu'il a encensé ces derniers jours. Le défenseur de la Roma connaîtrait alors sa septième sélection en Bleu mais sa première sous l'ère Domenech. Une belle occasion de montrer tout son talent. De leurs côtés, François Clerc et Julien Escudé, qui avaient connu la joie de leur première cap ensemble contre les Iles Féroé avant d'être de nouveau associés contre l'Argentine en deuxième période, devraient être chargés d'animer les côtés.

Une compos
ition expérimentale donc. Mais une équipe pleine de promesse. Il est aussi intéressant de remarquer que Domenech a choisi de ne se fâcher avec personne. Puisque Lyonnais et Bordelais, qui disputent la finale de la Coupe de la Ligue samedi, seront à égalité au coup d'envoi (un partout puisque Coupet ne sera pas aligné en Coupe). Le téléphone semble avoir fonctionné avec Gérard Houllier...

L'EQUIPE
PROBABLE :

Coupet -
Clerc, Mexes, Thuram, Escudé - Diarra, Mavuba, Diaby - Nasri - Cissé, Anelka

# Posté le mercredi 28 mars 2007 10:45

Tout le monde sera là!

Tout le monde sera là!
Raymond Domenech a tranché : il ne libérera pas les joueurs lyonnais et bordelais qui disputeront la finale de la Coupe de la Ligue, samedi. Les dix joueurs concernés seront donc susceptibles de jouer le match amical face à l'Autriche, mercredi. Mais le compromis semble possible.

La
guerre entre les clubs et Raymond Domenech est loin d'être terminée. Dernier épisode : dimanche, dans Téléfoot, le sélectionneur a exclu la possibilité de libérer ses internationaux lyonnais et bordelais, qui disputeront samedi la finale de la Coupe de la Ligue. "Les faire partir, ça n'a aucun sens. On ne va quand même pas galvauder l'équipe de France !", a-t-il assuré. Au total, ce sont donc dix joueurs (neuf Lyonnais : Coupet, Malouda, Govou, Wiltord, Squillaci, Abidal, Toulalan, Benzema et un Bordelais : Mavuba) qui pourraient fouler la pelouse du Stade de France pour le match amical face à l'Autriche, soit trois jours avant leur rendez-vous en Coupe.

R
aymond Domenech s'est longuement attardé sur les raisons de son choix. Un choix qui s'impose en toute logique selon lui. "C'est une réflexion qui s'articule en deux points, a expliqué le patron des Bleus. Le premier, c'est que le meilleur moyen de récupérer, c'est de travailler. Quand on se repose, on s'endort. Donc ils vont travailler. La deuxième règle, c'est que l'équipe de France, ça ne se galvaude pas. France-Autriche, ça reste un match international important. Je garde aussi tous les autres joueurs, je ne mets personne à l'écart. Je sélectionne les joueurs pour deux matches, je ne négocie pas ce genre de choses".

"L'éq
uipe de France, ça ne se galvaude pas"

Cri
tiqué cette semaine pour son manque de communication par Arsène Wenger et Didier Deschamps, le sélectionneur a-t-il cette fois discuté avec Ricardo et Gérard Houllier ? "Pour Ricardo, c'est vite fait. Il y a un cas (Mavuba). On l'a déjà épargné (il n'était pas sur la feuille de match, ndlr), donc pour lui il n'y a pas de souci. Pour les autres, oui, on a discuté avec Gérard. On essaie de trouver un équilibre. Ça ne s'appelle pas un gentleman agreement", a-t-il simplementpondu.

Avant cette annonce, Gérard Houllier semblait en effet ouvert sur le sujet. "Je suis solidaire d'Arsène, vous le savez bien. Mais Raymond fait ce que bon lui semble et il sait ce qu'il doit faire pour qualifier l'équipe de France pour l'Euro", a-t-il affir. "Les matches amicaux sont toujours pénibles pour les entraîneurs de clubs, en particulier lorsqu'ils tombent avant des échéances comme la nôtre, une finale de Coupe de la Ligue" , a ajouté l'entraîneur dont quinze joueurs sont actuellement avec leur lection : "Je suis inquiet, je n'aurai pas la possibilide préparer une équipe car il y aura un éclatement de l'ensemble de mon effectif et cela ne sera pas le cas pour Bordeaux".

"
Que tout le monde soit satisfait"

P
our l'heure, Domenech n'a qu'une idée en tête : aligner "la meilleure équipe possible en fonction des circonstances, comme à chaque fois". "Mais dans l'idée, je ne fais pas d'expérience en équipe de France. Quand je retiens un joueur, c'est que je le juge apte et qu'il doit le montrer. Certains qui n'ont pas joué samedi joueront mercredi. Qui ? Combien ? Je n'en suis pas encore là" , a-t-il encore assuré. Seule certitude, il va "discuter avec Robert Duverne (la préparateur physique de l'équipe de France) pour trouver un équilibre afin que tout le monde soit satisfait". La porte semble donc ouverte à un compromis.

# Posté le mardi 27 mars 2007 14:53

C'était Dur!!

C'était Dur!!
C'EST UN DUR LABEUR


L'équipe de France a difficilement gagné en Lituanie, samedi (1-0), grâce à une action individuelle d'Anelka (73e). Elle porte à douze sur quinze possibles son total de points dans le groupe B. Après la défaite contre l'Ecosse (0-1), et avant les deux matches piégeux de juin, la route vers l'Euro austro-suisse se poursuit dans le brouillard.


Anelka meilleur homme du match

Il fut su
ffisamment répété, avant le match, que celui-était un piège, pour ne pas trop faire la fine bouche à l'issue de la victoire de la France en Lituanie (1-0). La marge fut étroite, le spectacle parfois très inquiétant, et un mauvais suspense planait à Kaunas quand Anelka marqua l'unique but de la rencontre d'une frappe à ras de terre décochée "sur la ligne des 22" (73e). Mais les chiffres sont là. Dans le sport de haut niveau, ce sont eux qui donnent raison au patron. La France a gagné quatre de ses cinq premiers matches dans la course à la qualification (sur douze à jouer). Elle maîtrise toujours son destin et reste sur des temps de passage honorables, avec 12 points sur quinze possibles. A deux minutes près, celles qui ont vu l'Ecosse battre la Géorgie à la 88e (2-1), la sélection tricolore serait même seule en tête du groupe B. Les Britanniques conservent la main, grâce à la différence de but particulière créée à Glasgow contre les Bleus (1-0). L'Ukraine reste aussi en course, comme prévu, avec sa victoire aux Féroé (2-0, 9 points, un match en moins).

Mais c'est
une victoire qui ne donne aucune réponse aux questions qu'avait suscitées l'équipe de France au cours de ses quatre derniers matches (dont deux défaites), dont la principale : pourquoi les Bleus ont-ils perdu autant de mordant depuis la victoire contre l'Italie en septembre (3-1) ? Le 4-3-3 bâti par Raymond Domenech, spécialement pour ce match, a effectivement permis aux Bleus de minimiser les risques au milieu, où le jaune était majoritaire (4-1-4-1). Mais, impuissants, mal inspirés, et en large infériorité numérique quand ils avaient les ballons, les Tricolores n'ont pas davantage déstabilisé collectivement la Lituanie qu'ils n'ont été, eux-mêmes, déséquilibrés par les Baltes. Les quelques occasions, plus ou moins nettes, cumulées par les Bleus n'ont relevé que de tentatives individuelles ou de parties de flipper hasardeuses. Avant la prise d'espace victorieuse d'Anelka, Malouda avait manqué un centre court de Govou (15e), Toulalan en avait fait de même après un bel effort d'Anelka (21e). Le joueur de Bolton, meilleur homme du match, vit une tentative difficile repoussée par le gardien Karcemarskas (25e). Après le repos, Govou s'est interposé (!) sur la trajetoire d'une frappe de Malouda (52e), avant une série de tentatives lointaines et molles de Malouda (63e), Diarra (68e), Cissé (71e) et Toulalan (72e). Un score de 2-0 aurait été un peu lourd pour les Lituaniens. Cissé eut pourtant une énorme balle de break, qu'il ne cadra pas (85e).


Gallas sauve sur la ligne

Ce manque de
réalisme du Marseillais, entré à l'heure de jeu, ne fut que l'utime démonstration d'une production tricolore marquée par de nombreuses imprécisions et fébrilités. Dans les cinq dernières minutes de la première période, deux énormes erreurs de marquage. Plus tard, une étonnante série de corners affreusement mal tirés, ou exploités. La Lituanie, de plus en plus agressive au fil du match, comme si elle avait senti que la France ne lui étaient pas supérieure, eut d'ailleurs une énorme balle d'égalisation à la 75e minute. Morinas, en parfaite position de frappe à bout portant, voyait son tir repoussé in extremis par Gallas, le porte-bonheur de Raymond Domenech. Mais il est acquis que les Bleus ne se qualifieront pas pour l'Euro austro-suisse sans un peu de réussite dans ce groupe si compliqué. Ils payent en ce moment tous les efforts fournis l'été dernier en Allemagne et devront remettre ça au plus mauvais moment, les 2 et 6 juin prochains contre l'Ukraine et la Géorgie, au bout d'une saison déjà trop longue. C'est dans trois mois. Personne ne se souviendra qu'il fut si pénible de battre cette brave Lituanie.

# Posté le samedi 24 mars 2007 16:57